Incidence des abus sexuels selon la structure familiale

La quatrième étude nationale sur l’incidence de la maltraitance et de la négligence envers les enfants (NIS-4) est une étude mandatée par le Congrès. Elle a été menée par le ministère américain de la Santé et des Services sociaux à partir des données recueillies en 2005-2006. Il s’agit de l’étude fédérale exhaustive la plus récente de ce type.

Le ministère américain de la Justice a constaté que 93 % des enfants victimes d’abus sexuels connaissaient leur agresseur. Il ne s’agissait pas d’un inconnu, mais d’une personne en qui ils avaient confiance, qui avait un nom, un rôle et une raison d’être dans leur vie.

  • 59 % étaient des connaissances : amis de la famille, voisins, membres de la communauté en qui ils avaient confiance
  • 34 % étaient des membres de la famille : parents, beaux-parents, frères et sœurs, proches
  • 7 % étaient des inconnus

La question à se poser n’est donc pas « comment protéger mon enfant des étrangers ? », mais « parmi les personnes qui entourent mon enfant, d’où vient réellement le plus grand risque ? ».

Et les conclusions sont les suivantes : l’environnement le plus sûr pour un enfant est un foyer où vivent ses parents biologiques mariés, y compris, et surtout, son père biologique. Comme vous le verrez dans les données ci-dessous, le risque n’augmente pas seulement lorsque le père est absent. Il augmente à chaque étape où le foyer s’éloigne de la structure parentale biologique mariée, et il augmente de manière spectaculaire lorsqu’un homme sans lien de parenté entre dans le foyer à sa place.

Ce document met sous forme de graphique, à la page 5-20, l’incidence des mauvais traitements selon la structure familiale et les conditions de vie. On voit que l’incidence la plus faible se situe avec les parents biologiques mariés.

Mireille Meunier

Source :
https://bjs.ojp.gov/content/pub/pdf/saycrle.pdf
https://abcdocz.com/doc/58903