Sécuriser les pratiques de santé non-conventionnelles : Sénat du 22 Janvier 2026

Faire progresser la reconnaissance et des pratiques de santé naturelles

Le 22 janvier dernier au Palais du Luxembourg, j’ai eu le plaisir d’être présente au Sénat pour le colloque « Pourquoi et comment sécuriser les pratiques de santé », un événement majeur pour l’avenir des pratiques de santé naturelles, durables et intégratives en France.

Organisée à l’initiative de Mme Laurence Muller-Bronn, sénatrice du Bas-Rhin, avec le soutien de Mme Bourcier, sénatrice du Maine-et-Loire, cette rencontre a permis à la Chambre Nationale des Praticiens de la Santé Durable et Intégrative (CNPS) et au GETCOP de mobiliser professionnels, experts et acteurs du secteur autour d’un objectif commun : mieux intégrer ces pratiques dans le paysage de la santé.

L’Académie nationale de médecine rappelle souvent qu’ « En France coexiste une médecine qui utilise des méthodes validées élaborées au fil des derniers siècles à l’aune de la science expérimentale et des méthodes de soins qui n’en relèvent pas. » Cette coexistence met en présence deux modèles reposant sur des référentiels différents. Pourtant, pour les patients, cette dualité ne constitue pas forcément une contradiction, mais plutôt une recherche d’équilibre entre science, expérience personnelle et bien-être global.

Un paradoxe au cœur des choix de santé des Français

Aujourd’hui, les citoyens sont confrontés à une situation paradoxale :

  • d’un côté, on les encourage à exercer un choix libre et éclairé concernant leur santé ;

  • de l’autre, les habitudes culturelles et institutionnelles les orientent majoritairement vers les soins conventionnels.

Cette tension peut générer incompréhension et confusion, alors même que la demande pour les médecines complémentaires et pratiques naturelles ne cesse de croître.

Le véritable défi : sécurité des patients et reconnaissance des pratiques

L’enjeu sociétal majeur réside dans la mise en place d’une régulation équilibrée capable :

  • d’assurer la sécurité des patients,

  • de garantir la qualité des pratiques,

  • tout en reconnaissant les méthodes perçues comme bénéfiques par une partie importante de la population.

Cela implique une réflexion globale sur l’organisation du système de santé, afin d’intégrer de manière cohérente les approches complémentaires aux soins conventionnels.

Vers une évolution du paysage de la santé

Ce colloque marque une étape importante dans la reconnaissance institutionnelle des pratiques de santé naturelles. Il souligne la nécessité d’un dialogue constructif entre institutions, professionnels et usagers pour bâtir un modèle de santé :

  • plus inclusif,

  • plus transparent,

  • et davantage centré sur les besoins réels des patients.

En définitive, la reconnaissance des pratiques de santé naturelles et intégratives s’impose aujourd’hui comme une évolution incontournable du paysage sanitaire. Entre attentes croissantes des citoyens, nécessité de garantir la sécurité des patients et volonté institutionnelle d’encadrer ces approches, le dialogue engagé lors de ce colloque ouvre la voie à une réflexion collective essentielle. L’avenir de la santé repose sur une approche plus complémentaire, où médecine conventionnelle et non-conventionnelles collaborent au service d’un objectif commun : le bien-être global et éclairé des patients.

 

Mireille Meunier